A propos de Marie Lecuyer à Rennes et région Bretagne
Marie Lecuyer
Je suis kinésithérapeute professeure de yoga et formatrice spécialisée depuis 15 ans en anatomie appliquée au mouvement et particulièrement à l’enseignement du yoga.
Mon parcours m’a conduite à constater une réalité fréquente
de nombreux professeurs pratiquent à un niveau avancé, mais rencontrent des difficultés lorsqu’il s’agit de d'expliquer précisément le mouvement à leurs élèves pour les guider
La pratique personnelle développe la sensation interne...
La transmission elle, demande autre chose
Observer des corps différents du sien
Comprendre leurs schémas de mouvement
Adapter les consignes verbales et les ajustements manuels
C’est dans cet écart entre ressenti et transmission que s’inscrit mon travail.
Ma pédagogie du mouvement s’appuie sur
Sans jargon inutile, sans accumulation théorique, mais avec une exigence de compréhension et d'application concrète
Une lecture fonctionnelle du corps
Une observation précise du mouvement
Une pédagogie claire, structurée et progressive
Une mission claire
Accompagner les professeurs de yoga à :
Mieux comprendre ce qu’ils observent en cours
Sécuriser leurs interventions
Rendre le mouvement plus intelligible pour leurs élèves
Mon travail s’adresse à celles et ceux qui souhaitent enseigner avec clarté, cohérence et responsabilité, dans le respect des corps et de leur diversité.
Pourquoi connaître l’anatomie ne suffit pas pour enseigner le yoga
Comprendre le corps ne garantit pas une transmission juste
De plus en plus de professeurs de yoga suivent des formations en anatomie. Ils apprennent les noms des muscles, les insertions, les fonctions.
Et pourtant, en cours, une difficulté persiste :
Face à un élève qui compense, qui bloque, qui force… la décision pédagogique reste floue.
Pourquoi ?
Parce que connaître l’anatomie ne signifie pas savoir lire le mouvement.
Anatomie théorique vs corps en mouvement
L’anatomie classique décrit :
- des structures
- des plans
- des fonctions isolées
Mais enseigner le yoga implique autre chose :
- observer un corps vivant
- analyser des compensations
- adapter une posture à une réalité individuelle
- prendre une décision dans l’instant
C’est là que l’écart apparaît.
On peut connaître un muscle sur un schéma sans savoir comment il s’organise dans un mouvement réel.
Le vrai enjeu : passer du savoir à la décision pédagogique
Enseigner ne consiste pas à réciter des connaissances.
Enseigner, c’est :
- observer
- analyser
- choisir
- expliquer
Cela demande :
- un regard structuré
- un esprit critique
- un cadre de responsabilité
- une posture professionnelle claire
L’anatomie devient alors un outil au service du discernement.
Pourquoi cette confusion entretient le doute
Beaucoup de professeurs pensent :
“Si je connaissais mieux l’anatomie, je serais plus légitime.”
Or, le doute ne vient pas d’un manque de savoir.
Il vient d’un manque de cadre pour penser le mouvement.
Sans ce cadre :
- les ajustements hésitent
- les consignes restent générales
- la comparaison aux kinés apparaît
- la confiance fluctue
Penser le mouvement pour mieux l’enseigner
Ce qui transforme réellement l’enseignement, ce n’est pas l’accumulation d’informations.
C’est la capacité à :
- visualiser les structures en mouvement
- comprendre leurs interactions
- prendre des décisions pédagogiques responsables
- expliquer simplement ce que l’on observe
C’est ce passage du savoir à la pensée qui construit une posture professionnelle solide.
Construire une posture d’enseignant du mouvement
Former des enseignants responsables ne consiste pas à les transformer en thérapeutes.
Il s’agit de leur permettre de :
- clarifier leur cadre
- comprendre leurs limites
- assumer leurs décisions
- guider avec discernement
L’anatomie n’est pas une fin. Elle est un outil.
La finalité est ailleurs :
Enseigner avec justesse, responsabilité et confiance.
Conclusion
Connaître l’anatomie est précieux. Mais ce n’est qu’un point de départ.
Enseigner le yoga demande de savoir penser le mouvement.
C’est cette capacité d’analyse et de discernement qui permet d’accompagner une progression durable — sans sortir de son rôle, et sans se comparer aux professionnels de santé.
